Depuis les années 1990, les résidences artistiques se sont multipliées et diversifiées en France, au point de devenir un levier majeur du soutien public aux artistes, notamment en arts visuels, dont les créateurs, exclus du régime de l’intermittence, sont particulièrement exposés à la précarité. En France, elles constituent à la fois un levier de soutien aux artistes et un instrument de développement territorial ou sectoriel dans de multiples domaines : culture, éducation, justice, santé, diplomatie étrangère.

Commandée par le Centre national des arts plastiques à la sociologue Isabelle Mayaud, L’artiste en résidence est une coédition du Cnap et de la Documentation française. Cette étude s’appuie sur une vaste enquête, à la fois sociohistorique et statistique, pour mesurer l’impact de ces dispositifs sur les carrières artistiques, dresser un panorama des structures publiques et des structures privées, récentes ou anciennes et retracer les évolutions.

L’ouvrage révèle ainsi un écart persistant entre une vision idéale partagée de la résidence, dont la Villa Médicis constitue le maître-étalon, et des réalités plurielles, mais aussi très inégales. À partir des retours d’expérience des artistes, Isabelle Mayaud identifie les points forts de ce dispositif et les pistes pour l’améliorer. L’ouvrage est préfacé par Martin Bethenod et postfacé par Gwenaële Rot.

À l’occasion de cette publication, le Cnap organise une journée professionnelle, le 26 novembre 2026, consacrée aux résidences d’artistes. Retrouvez la programmation complète sur le site du Cnap.

Isabelle Mayaud est sociologue (spécialiste de sociologie de la culture, de sociologie historique du politique et de sociologie des sciences).


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