Vers un recul de la mondialisation ?

Amorcée dans les années 1980, marquée par la libéralisation des échanges, la mondialisation connaît aujourd’hui un net ralentissement. Les crises successives – financière de 2008, sanitaire de la Covid-19, tensions géopolitiques et rivalités stratégiques – ont mis en lumière les vulnérabilités de cette interdépendance mondiale.
Si certains pays affichent une ferme volonté protectionniste dans un souci de préférence nationale à l’image de l’administration Trump, d’autres, dans un désir d’indépendance et de souveraineté accrues, ont d’ores et déjà enclenché la relocalisation d’un certain nombre de productions ou encore la volonté accrue de sécuriser les productions jugées stratégiques.

Le dossier montre que ce recul est multiple : il touche le commerce international, les investissements, mais aussi le numérique, sous l’effet des rivalités sino-américaines et des enjeux de souveraineté technologique. Assistons-nous au recul durable de la mondialisation ou à une nouvelle forme de mondialisation, plus sélective et plus politique ? Dans ce numéro, la mondialisation est interrogée à l’aune de l’urgence écologique, qui impose de repenser les modes de production et d’échange afin de concilier ouverture économique, transition environnementale et justice sociale.

Au sommaire du dossier « Vers un recul de la mondialisation ? » :

1. Triomphe et reflux de la mondialisation
2. Protectionnisme : le retour des frontières économiques
3. Relocalisations : quelles avancées, quels obstacles ?
4. Vers la démondialisation de l’Internet
5. La mondialisation face à l’urgence écologique
6. Que reste-t-il de la mondialisation ?
7. L’avenir de la mondialisation en question

VARIA
Politiques publiques : Les politiques de l’emploi : entre réformes et crises
En débat : Comment lutter contre la radicalisation ?
Le point sur : Le recul du trait de côte
C’était en... janvier 1946 : La création du Commissariat général au Plan


Et aussi dans cette rubrique